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Vidéo: "à St Pellerin dans les Années 1970" - VOIR
L'Eglise

L'église Saint-Pellerin bâtie sur une crête à 160m d'altitude environ, ainsi que le village, sont situés en limite du Perche-Gouët (Saltus Perticus), et sont bordés par la vallée de l'Yerre. L'église est de plan rectangulaire de 26 m de long pour 7 m de large. Du XIIème siècle, on attribue l'édification du mur de façade et d'une partie des murs latéraux. Soutenus par 3 contreforts de pierres calcaires, ces derniers datent vraisemblablement du XVIème siècle. A l'origine l'église est une construction romane dont il ne reste que la partie méridionale. Il est fait mention aux archives départementales le 7 août 1852, d'une importante caquetoire en bois et tuiles qui couvrait la façade et qui s'appuyait sur le ressaut visible sous le vitrail. Elle n'existe malheureusement plus aujourd'hui. De la réfection qui fut faite à la renaissance, on peut remarquer sur la façade Ouest, ses rampants à crochets des deux pignons ornés de choux-frisés, de chiens assis aux quatre angles de la toiture et d'un clocheton en pierre au faîte des rampants. Ces murs étaient moins hauts que les murs actuels et on peut voir encore des modillons (pierres sculptées) au dessus du 1er et 2ème contrefort, sur lesquels devait reposer le bas de la toiture et les pierres carrées qui sont au niveau supérieur des contreforts de grison de chaque côté de la façade. On remarque également la sablière ou reposait l'ancienne toiture. A l'époque on entrait dans l'église romane par la petite porte dont l'encadrement en plein cintre, à côté du 1er contrefort est encore visible. Cette porte a été murée à la renaissance lors de son remplacement par l'ouverture actuelle. Le 1er écrit retrouvé sur les origines de l'église, se situe en 1039 ou Rahérius de Montigny abandonne à Dieu et à Saint Martin (315-397) des biens de son patrimoine, qui lui viennent de son père, dont le domaine sis en pays Dunois, qui s'appelle Saint Pellerin, avec près, vignes, terres cultivées et en friches, serviteurs et servantes qui demeurent en ces mêmes lieux. Vers 1100, Hamelin de Montigny concédait gracieusement aux moines, le droit de prendre dans ses forêts tout ce qui serait utile pour la construction et l'entretien du prieuré et de l'église de St Pellerin. La construction est faite avec les matériaux du pays ; les murs en silex, les contreforts anciens en roussard et le calcaire pour les encadrements de portes et fenêtres, piliers, parties sculptées et contreforts plus récents. Une réfection importante fut faite à l'époque de la Renaissance avec l'aide de la famille de Montmorency et des entrepreneurs et architectes qui travaillèrent à la construction de leur château de Courtalain. Le portail de style Renaissance est surmonté d'une coquille emblème de Saint-Jacques, significative du passage des pèlerins de Compostelle et d'un culot sculpté figurant un ange tenant un écu. Entre les contreforts, les fenêtres plein cintre ont été agrandies à la renaissance lors de la restauration. Le chevet plat est percé d'une grande fenêtre à meneaux. Cette dernière est habillée de beaux vitraux représentant différents Saints (Saint Pierre, Saint Pellerin, Dieu et la Saint Esprit entourés d'anges). Dans le cœur, l'arc plein cintre suivant la chapelle comporte à gauche de la porte de la sacristie, trois statues en élévation représentant à gauche Saint Pellerin évêque d'Auxerre, à droite Saint Eloi patron des forgerons avec ses attributs le marteau et le sabot de cheval, au centre la charité de Saint Martin statue équestre en bois polychrome du XVIème siècle. Malgré son âge cette statue conserve sa fraicheur et sa naïveté. Suit la statue de l'Immaculée Conception dont le socle est orné d'un magnifique visage d'angelot Du coté nord, on peut voir, encastré dans le mur, le reste de deux arcades retombant sur une colonne que l'on retrouvera à l'intérieur de l'église. Ce doit être un vestige de l'ancien clocher-tour carré, qui à sa base formait une chapelle latérale dédiée à Sainte Barbe. Au-dessus du contrefort de calcaire et du contrefort de grison, les pierres carrées représentent le niveau où reposait l'ancienne toiture. Cette partie a été détruite par un incendie au début du XIXème siècle. La chapelle réaménagée en l'honneur de Sainte Philomène est ornée des armoiries de Raoul-Victor, duc de Montmorency, parrain de la cloche en 1846 et châtelain de Courtalain jusqu'à sa mort en 1862. L'église, incendiée par la foudre le 22 février 1812. Le tonnerre tomba sur la pointe du clocher. La foudre mit le feu à la flèche qui surmontait la tour en pierre. Il était dix heures du soir. En peu de temps, la charpente, les lambris furent consumé et la cloche fondue. La reconstruction de l'église fut décidée en mai 1819, avec la participation généreuse et bénévole des habitants de Saint-Pellerin. C'est un beau travail d'artisans locaux dont on trouve les noms sur les 5ème 6ème et 7ème entraits. Passé le portail monumental doté d'un sas, on remarque immédiatement le plafond en bois blanc de 1819 en forme de coque de bateau renversée. Sur le 5ème entrait, à la vertical, domine un Christ en bois, sur la poutre horizontale est marqué « F.P. les Dorillau 1819 ». Sur l'avant-dernier entrait sont suspendus 2 lustres aujourd'hui électrifiés, mais dont on allumait autrefois les bougies en les descendant au moyen d'une corde et de poulies. On voit encore ces dernières fixées sur l'entrait et la boite en bois où l'on rangeait la corde, est scellée dans le mur après la porte cloutée. Dans l'axe médian, sur toute la longueur, ont été sculpté en bois et appliqué sur la charpente, la lune, les étoiles et des cœurs. L'inauguration eut lieu le 20 septembre 1821. La cloche mise en place dans la flèche élevée sur la charpente de la toiture en 1823, a été remplacée par la cloche actuelle en 1846. La bénédiction a été faite par l'abbé Pie alors vicaire général et plus tard évêque de Potiers. Cette cloche porte le nom de « Anne-Euphémie » du nom de ses parrain et marraine, les donateurs, Monsieur Anne-Louis-Raoul-Victor, duc de Montmorency et Madame Théodore-Valentine-Euphémie, duchesse de Montmorency. La chapelle, sur la gauche avant la sacristie, a été restaurée par le duc de Montmorency au début du XIXème siècle. L'abbé Porchée, curé de Saint-Pellerin, l'a rénovée et bénite en 1860. Il l'avait dédiée au Saint et Immaculée Cœur de Marie, au nom duquel il fonda une Archiconfrérie qui, à l'époque, comptait plus d'une centaine de membres. A la pointe du clocher se trouve le coq remis en place en 1994, après la restauration de la couverture. Sur le mur latéral gauche, on remarque immédiatement le magnifique chemin de croix en émaux bleus datant du début du XIXème siècle, donné par la Communauté des sœurs de la Providence d'Arrou et fait rénover par Mme Aulard, habitante de la commune en 2005. Les deux croix consacrées de l'église, sur fond rouge, sont rapportées sur chacun des fûts des piliers de l'arc plein cintre. Au dessus des chapiteaux figurent les armoiries de Raoul Victor, 5ème duc de Montmorency, parrain de la cloche en 1846. Une importante rénovation eut lieu également au cours des années 2002-2003 sous le conseil municipal formé par Mme Podskocova, maire de Saint Pellerin. Cette rénovation a eu pour but d'enrayer la remontée d'humidité du pied des murs, de supprimer les infiltrations venant du toit, de rejointoyer les pierres des murs extérieurs au moyen d'un enduit à l'ancienne, la mise en valeur du clocher et de ses abat-sons, de restaurer les chimères et le cadran solaire. L'inauguration de la restauration de l'église et du cadran solaire eut lieu le 11 octobre 2003.
Sur la façade Est se trouve le cadran solaire, restauré en 2003 en maintenant son style d'origine, réalisé par un graveur prénommé « Crepeau » en date de 1864, indications prises sur celui-ci. Sur le haut il est écrit « Pèlerin tu marches vers ta dernière », qui s'adresse aux Pèlerins en route pour Compostelle.
L'école
L'organisation de l'école primaire élémentaire à Saint-Pellerin date du 1er février 1829. A ce moment là, l'école était installée dans deux locaux situés, l'un à l'actuel N° 15 Grande Rue qui était assez vaste et bien éclairé pour l'époque, l'autre, à l'actuel N°20 Grande Rue, plus vieux et plus mal distribué dans un pavillon à deux étages avec mansarde situé presqu'en face du premier. Par la suite, les bâtiments appartenant au duc de Montmorency, au N°33 de la Grande Rue, ont été loués dès qu'ils ont été habitables, le 1er novembre 1833. Lors de la mise en vente en 1837 le Conseil a estimé l'indispensable nécessité d'acquérir la maison, et l'achat par la commune a été réalisé à cette date. Des cours du soir pour adultes, et un enseignement de travaux à l'aiguille sont également institués. En 1868, il y avait, un instituteur, une institutrice, un maître-adjoint et une maîtresse-adjointe. L'ensemble des bâtiments actuels de la Mairie et de l'école a été construit à la fin du 19ème siècle. Tous les déblais des fondations et la cave, ont servis à boucher la mare qui était sur le terrain. Les filles allaient à l'école Montmorency à Courtalain jusqu'à la construction de l'école des filles à Saint-Pellerin. C'est le 9 février 1896 que fut décidée la création d'une école de filles et pour cela la construction d'une nouvelle école pour les garçons avec mairie et l'appropriation de l'école actuelle pour l'école des filles. Les plans et devis furent approuvés par le Ministre de l'Instruction Publique. Avant le début du chantier il fut décidé, en accord avec l'architecte, de reculer la construction de 10 mètres par rapport à la place et en cours de chantier des travaux supplémentaires ont été approuvés notamment pour les cabinets d'aisance. Les travaux ont été commencés en octobre 1900 et réceptionnés en septembre 1902. Par la suite il fut décidé d'aménager un jardin pour l'instituteur et, l'année suivante, d'y planter des arbres. Le 12 novembre 1922 fut décidé le principe de la vente de l'école des filles et la construction d'une nouvelle école. Des études ont été faites et la réalisation de la construction d'une classe avec vestiaire destinée aux filles en annexe de l'école des garçons permit le transfert au 1er octobre 1928. La construction de préaux et d'un bûcher fut décidée en 1930.
Le Lavoir
Lavoir, le bâtiment est situé au bord de l'Yerre juste en contre-bas du bourg. L'adjudication de l'ancienne école permit de financer la fin des travaux et la réfection du chemin du lavoir. Sa restauration récente permet de le trouver aujourd'hui tel qu'il était au début du siècle.
Les Routes
Le chemin de César forme la limite entre Saint-Pellerin et Boisgasson, puis Langey, sur plus de 4 kilomètres. C'était la grande voie directe qui reliait Le Mans à Orléans, deux grands centres régionaux, en passant par Connerré et Châteaudun. La chaussée est particulièrement bien conservée sur toute sa longueur, bien qu'elle ait perdu un peu de son épaisseur entre l'Herbage et la Chênaie ; c'est un ouvrage tout à fait typique de la technique romaine. Lorsqu'il a été goudronné, il donne une route de qualité dont la chaussée, lors de fortes intempéries, se dégrade moins que beaucoup d'autres. Le long du tronçon particulièrement bien conservé, qui va de Bellevue vers l'Yerre, on peut encore voir de chaque côté de la route et à 1 mètre environ de la limite de culture des champs riverains, des pierres qui affleurent dans l'herbe à espace réguliers et qui témoignent du soin avec lequel a été exécuté cet ouvrage, jusqu'à son balisage.

Route de Châteaudun. Un autre grand chemin auquel les habitants de Saint-Pellerin peuvent se vanter d'avoir contribué au siècle dernier, c'est l'actuelle route de Châteaudun. Le duc de Montmorency voulait avoir une perspective rectiligne de la sortie du parc de son château de Courtalain vers Châteaudun. A l'époque, il n'y avait plus de corvées, en principe, mais en réalité c'est bien la sueur de nos ancêtres qui a coulé pour le terrassement de ce chemin.
Route cantonale de grandes communication N°11 de Brou à Cloyes, une large tranchée a été ouverte dans la côte qui conduit de la Varenne au plateau de Bellevue et un pont a été construit en 1845 pour permettre la passage des voitures à l'emplacement de l'ancien gué de la Varenne. Jusqu'à cette date, en effet, ici comme partout ailleurs dans la commune, les attelages devaient, pour franchir l'Yerre, passer à gué. Ce qu'on appelait Pont de la Varenne n'était rien d'autre qu'une passerelle du même type que celles que l'on trouvait à Gaudebert ou Champchabot.
La gare
C'est en 1835-1838 que la question d'un chemin de fer a été soulevée au Conseil Municipal de Saint-Pellerin. La ligne de Paris à Chartres a été mise en service en 1849 et son prolongement jusqu'à Brou a été inaugurée le 7 mai 1876. Le 10 juillet 1870, en réunion de Conseil, la municipalité était d'avis que la ligne passe par Arrou et Courtalain. Une enquête a été menée pour savoir si l'arrêt se ferait à mi-chemin entre les deux, l'idée de faire deux gares a ensuite été étudiée et l'emplacement de celle de Courtalain a été situé à la Blardière. Le Conseil a approuvé ce projet le 7 novembre 1875. Le viaduc de Courtalain était pratiquement terminé en 1880. Le Conseil demandait le 8 mai 1881 que la gare porte d'abord le nom de la commune sur laquelle elle était entièrement construite, Saint-Pellerin, et ensuite seulement celui de Courtalain. Ce vœu n'a pas été entendu par les autorités malgré les demandes renouvelées et motivées du Conseil. La gare était de troisième classe, comme celle d'Arrou. Elle comportait : un bâtiment de voyageurs, un abri, une halle à marchandises, des quais à voyageurs, des cabinets d'aisance, lampisterie. Et un puits. On y ajoute les bâtiments et annexes pour l'alimentation en eau des machines. La ligne a été inaugurée par le Ministre et le Préfet le 1er avril 1883. Le Maire et le Conseil Municipal de Saint-Pellerin sont venus accueillir les autorités. Le train continuait alors vers Châteaudun par Langey. Une ligne a ensuite été construite vers Sargé-sur-Braye, au printemps 85, et jusqu'à Bordeaux en été 86. La ligne Courtalain-Nogent-le-Rotrou était mise en service au printemps 1887. Au début de 1888, en raison de l'importance du trafic, un agrandissement s'imposait. Les travaux ont comporté le réaménagement du tracé des voies, modification et extension du bâtiment des voyageurs, augmentation de la halle aux marchandises, construction d'une remise à voiture où s'effectuera le petit entretien simultané de six wagons, construction d'un corps de garde, d'une lampisterie, d'une bouillotterie, de deux abris d'entrevoies, d'une remise pour huit machines, d'une maison pour le chef de réserves et d'un quai à combustible. L'intensité du trafic nécessite également un second réservoir de 150 mètres cubes destiné au remplissage des machines, le premier étant vidé quotidiennement, car tous les grands trains s'arrêtaient ici pour que les locomotives y fassent le plein d'eau et de charbon. Le 10 février 1889, Courtalain demande l'annexion de la gare et de ses dépendances avec partie du territoire du coté nord de la voie ferrée. Le Conseil de Saint-Pellerin rejette cette demande au cours de deux réunions dont celle du 23 août 1889. L'activité de la gare est allée croissant jusqu'à la guerre de 1914, une gare pour les marchandises est aménagée en 1910. le passage à niveaux de la route Saint-Pellerin-Droué a été remplacé en 1917 par un pont à tablier métallique, lui-même remplacé en 1969 par un pont en béton. En 1938, c'est la fermeture de la ligne Courtalain-Saint-Pellerin à Conneré. En 1943, la ligne de Courtalain à Châteaudun est démontée sur ordre des autorités allemandes. Si en 1914 la gare de Courtalain-Saint-Pellerin recevait environ 80 trains, en 1971, il ne passait plus que six trains dans chaque sens par jour. Le T.G.V. Atlantique a été décidé le 22 septembre 1981 et les travaux étaient mis en chantier en 1985. La gare devient alors un centre important pour la construction des nouvelles lignes. Plus de 200 cheminots sont installés dans des bâtiments provisoires construits à la Diane. La gare qui avait servi d'entrepôt et de centre technique pour la construction du T.G.V. avait été entièrement modifiée à cet effet. Des bâtiments, les quais et les anciennes voies avaient été démolis pour les besoins du chantier. Après enlèvement des installations provisoires, la gare n'a plus grand-chose à voir avec celle du début du siècle que l'on pouvait encore admirer en passant sur le pont de la route de Droué, dans les années 1960.
La Commune
Saint-Pellerin est une petite commune d'une superficie de 1368 hectares située à l'extrême Sud-Ouest du département d'Eure et Loir à la limite du Loir et Cher. La commune est à une altitude d'environ 160 mètres. Son territoire constitue une limite entre deux régions naturelles : le Perche à l'Ouest et de la Beauce à l'Est. Elle se situe également à la limite du Dunois et du Perche-Gouët. Mentionnée sous le nom de Sanctus-Peregrinus en 1080, Sanctus-Perergrinus-de-Plano en 1182, Saint-Pellerin en 1502. Elle prit le nom d'Isle-sur-Yerre en 1793, puis Saint-Pellerin. Sa flore est très variée, avec les nombreuses haies qui subsistent encore, telles que l'églantier, l'aubépine, le cornouiller, le fusain etc. ... Sa faune est tout aussi intéressante (héron, poules d'eau, pic-épeiche, mésanges etc. ...)

C'est à partir de la Mairie, en direction de l'ouest, que commence la ville nouvelle de Saint-Pellerin.
Les Hameaux et Lieu-dits
Andillou, lieu-dit situé sur le plateau, en limite de Saint-Pellerin et de Boisgasson, le long du chemin de César. Mentionné sous le nom de Andeglou en 1382 (aveu de Pierre Coupe), Le Bardeau dit Andilhou en 1585, Andillou ou les Bouardz en 1599 (charte de la Seigneurie de Courtalain). Bouard venant du nom d'un habitant (Jean Bouard) qui y demeurait en 1566.
Bellevue, hameau de Saint-Pellerin.
Le Bouchereau, lieu-dit et nom d'un moulin qui exista sur la commune. C'est la maison à étages située à droite de la route qui va à Courtalain, dans la vallée, au niveau des ponts qui enjambent les différents bras de l'Yerre. Le moulin de Bouchereau est mentionné dans une charte du comté de Dunois en 1586, à l'époque, c'était le deuxième moulin par ordre d'importance, après les Fontaines. C'était autrefois le lieu d'une seigneurie du nom de Prépalteau, selon une charte du comté de Dunois avec haute justice qui avait droit de justice sur celle du Rameau, paroisse de Langey.
Champchabot, hameau situé au bord de l'Yerre à l'est de la commune, en contrebas du chemin de César, là où il quitte le territoire de Saint-Pellerin. Il s'est appelé Champchabot en 1192 (charte du prieuré de Saint-Hilaire sur Yerre) et Chanchabot en 1555 et le grand-Chanchabot en 1585. Il y avait un ancien manoir seigneurial mentionné dès 1240 mais déjà en ruine au XVIIIème siècle. Le fief et la justice dépendaient de la Seigneurie du Mée. Joachim du Plessis semble être le dernier des seigneurs de Chamchabot à avoir résidé sur place. Le gué était un passage important, le châtelain de Courtalain exigeait une redevance de péage pour traverser l'Yerre. Une contestation s'étant élevée, l'affaire fut portée devant le tribunal et comme le seigneur ne put citer aucun édit royal confirmant l'usage établi, il se vit débouté par un arrêt du 2 janvier 1731. Cet arrêt est d'ailleurs surprenant puisqu'il existe aux Archives Départementales, une commission du Roy françois en date du 21 juin 1517 qui maintenait les seigneurs de Courtalain en possession du droit de péage de Champchabot, ce qui était confirmé par une sentence rendue à Blois le 26 octobre 1527. Ce lieu-dit est l'un des plus importants de la commune. En 1586, il comprenait 23 maisons.
Chaussepot (Château de) Ce manoir fait face au château de Courtalain, une demeure du XVème siècle à trois niveaux. Autrefois, Chaussepot était un fort. Le bâtiment actuel, n'est que le quart de ce qui existait. Il y avait quatre tours d'angle qui encadraient un bâtiment en forme de U, fermé par un mur d'enceinte. Le plus ancien document concernant la seigneurie de Chaussepot date de 1189. Une charte du cartulaire de Marmoutier pour le Dunois, nous apprend qu'Eudes de Cormeray, seigneur de Chaussepot, pour réparer les tours par lui faits à l'abbaye de Marmoutier, au sujet d'une certaine dîme de Chaussepot, donna au religieux de cette abbaye, le droit de prendre chaque année trois setiers de blé et autan d'avoine. Chaussepot, détruit par les Anglais a été reconstruit à la fin du XVème siècle. Ancienne seigneurie ayant justice haute, basse et moyenne (1746) ; appelée Chauchepot en 1569, puis Chaucepot en 1586 (charte du comté de Dunois) et enfin Chaussepot. Thibault Méan et Loys Méan, seigneur de Chaussepot en 1585, ont donné leur nom au hameau de Bois-Méan, commune d'Arrou.
Cirbouin, mentionné sous le nom de Cireboign en 1502 (charte de la fabrique de Courtalain), Cirbouin ou la Gassoterie en 1579 (charte du comté de Dunois), le Petit-Cirboin en 1585 et Cirboing en 1619 (charte de la seigneurie de Courtalain). Le Petit-Cirboing-Méan, nom d'une famille déjà citée. Lieu-dit à la limite de Saint-Pellerin et d'Arrou. Le nom de Gassoterie vient de Gilles Gassot qui était fermier du tabellionné de Courtalain en 1568, puis tabellion en 1571 et notaire à Courtalain en 1575. Le principal corps de bâtiment est l'ancienne demeure seigneuriale.
Le Corbuchet, lieu-dit de Saint-Pellerin située au bord de la route de Courtalain à Châteaudun, à l'angle du chemin qui descend vers Champchabot. Château appelé Courbuschet en 1585 « Curia Boscheti »( charte du comté de Dunois), Corbuschet en 1589 (charte de la seigneurie de Courtalain). Un château fut construit par M. Dimier en 1836, il fut démoli et remplacé par une demeure en 1978.
La Croix-Bellevue, maison isolée, appelée aussi la Maison de la Croix.
La Facière, ferme isolée, appelée la Fouassière en 1586, la Fasierre en 1643, la Facière en 1652, nom qu'elle a conservé depuis. Il y avait 11 habitants en 1856. La terre faisait partie, autrefois, du domaine des Touchardières. C'est maintenant une des principales fermes de la commune.
La Ferrière, hameau situé à la limite sud-ouest de la commune en limite du département du Loir-et-Cher. On trouve le site mentionné en 1511.
Les Fontaines, ce sont les bâtiments qui se trouvent dans la vallée entre Chaussepot et la ligne de chemin de fer. C'était nom d'un ancien moulin et d'une ancienne ferme de Saint-Pellerin. C'était le plus ancien moulin de la commune qui en comptait sept en 1833. Détruit ; mentionné en 1512.
Le Four, ferme.
Le Gallas, lieu-dit et petit affluent de l'Yerre qui prend sa source au Poislay et qui traverse la commune de Saint-Pellerin.
La Gare, lieu-dit où se trouve la gare de Courtalain-Saint-Pellerin.
Godebert, un moulin est cité dans plusieurs actes seigneuriaux. Mentionné sous le nom de Gaudebert en 1511, moulin de Gaubert en 1585 ; doit sans doute son nom à Godebert, chanoine (Godeberius ou Godbertus), qui vivait en 1068. Un aveu de 1585 cite les moulins à bled et à tan de Gaudebert.
Le gué et la passerelle de Godebert était très fréquenté, c'était jusqu'au siècle dernier le chemin pour aller de Saint-Pellerin à Courtalain.

Le moulin se trouve entre l'Yerre et les premières maisons de Courtalain.
La Grande-Guillonnière, ferme, on trouve les Guionnières en 1555 ; divisées aujourd'hui en grande et petite-Guillonnière.
La Haute-Pitoizière, moulin. La rivière appelée l'Ecluze-de-la-Pitoysière est mentionnée en 1585.
L'Herbage, ferme.
La Monpointière, nom d'une ferme et d'une ancienne métairie de Saint-Pellerin. Appelée autrefois la Maupontière en 1512, la Montpentière en 1585, la Mopointière en 1661.
La Motte, nom d'un bois situé près de Cirbouin à Saint-Pellerin.
Le Pain-Perdu, maison isolée.
La Petite-Guillonnière, ferme, appelée Guionnières en 1511, la Petite-Guyonnières en 1585.
La Basse Pitoisière, nom d'une ferme qui n'était qu'une ruine et fut rasée en 1995. Autrefois, ce ne devait être qu'une annexe du moulin de la Pitoisière.
La Haute Pitoisière, nom d'un ancien moulin de Saint-Pellerin, aujourd'hui résidence secondaire. En 1278, Collin de Villiers donne aux templiers le moulin, confirmée par Eudes Borel en 1295 au profit de la Commanderie d'arville (Loir et Cher). Donne son nom à un ruisseau appelé en 1585 l'Ecluse de la Pitoysière. Aux Archives Municipales, on trouve des baux par les Seigneurs de Courtalain du péage et de la pêche de la rivière depuis le moulin de la Varenne jusqu'à celui de la Pitoisière.
Les Riderets, maison isolée, mentionné sous le nom Les Ridrés en 1511, Les Ridrets-Gaultier en 1585, Les Gaultiers ou Les Ridretz en 1605, les Riderais en 1661. La métaierie des Gautiers est mentionnée en 1596.
La Sablonnière, lieu-dit de Saint-Pellerin et d'Arrou. Mentionné sous le nom de la Varenne dit la Sablonnière en 1586. Appelée aussi la Carrière et la Legretière ; ces différents noms lui viennent des carrières de sable qu'on y a exploitées, et de Legret, leur propriétaire.
Saint-Martin, ferme isolée ; dépendait autrefois de Godebert. Une source se trouvant derrière les bâtiments est recensée dans les « Saints Guérisseurs du Perche-Gouët » comme fréquentée par les pèlerins. Il est probable que la statue de St Martin qui se trouve dans le cœur de l'église proviendrait d'un oratoire implanté à proximité de la source et qui serait ruiné depuis longtemps. Des fouilles ont permis de mettre en évidence une fontaine et de retrouver une centaine de poteries intactes. C'était un puits de ravitaillement du XIIème siècle, comblé au XVème siècle. Une deuxième fontaine fut également découverte et semble avoir été érigées sur pilotis vers 1108.
Les Touchardières, ferme située à la limite de la commune vers Châtillon, au bord de la route qui était l'ancien chemin allant de Ruan à Châtillon. On trouve la Trochardière en 1512, la métaierie des Touschardières en 1573 ; la Grande et Petite-Trochardière en 1585 ; les Touschardières en 1661.
Villepelée, ancienne métairie. En 1686, François de Racine, sieur des Bois-Besnard reconnaît devoir 30 livres de rente à la fabrique de Saint-Pellerin. Mentionné sous le nom de Les Villepellées en 1512, la Ville-Pelée en 1585. La Ville Pellaix.
Villiers, mentionné sous le nom le Villier en 1512.
Cinq autres hameaux ont été distraits de Saint-Pellerin et attribués à Courtalain par la loi du 3 juillet 1846 ; Ce sont : La Baronnerie La Bernardière (ferme) La Briquerie Les Bordes (ferme)
La Varenne, ce sont les bâtiments situés à droite de la route de Courtalain à Cloyes, juste avant le pont. Nom d'un ancien moulin de Saint-Pellerin. Nom d'un lieu-dit situé sur les communes de Courtalain et de Saint-Pellerin. Mentionné sous le nom de Varena en 1192, la Varenne-Thierry en 1384, la Varanne en 1624. Le moulin est cité dans une charte de 1189 comme appartenant à la famille Borel, seigneur de Courtalain.
Différents aveux (1585-1586) mentionnent aussi dans la paroisse de Saint-Pellerin : le Clos de la Borelle ; la mestairie et moulin de la Bouglière ; la mestairie de la Bernardière ; La Chenelière, lieu-dit de Saint-Pellerin, détruit. Mentionné en 1586.
Lignetière, ferme, détruite, mentionnée en 1586.
La Maulguinyère, ferme qui a été détruite et rebâtie sur le territoire de Langey :
Le Moulin Neuf, moulin de Saint-Pellerin détruit, mentionné en 1511.
La Tardivière, mentionné en 1571, détruit
Les Vaugelées , lieu-dit (ferme). Détruit. Mentionné en 1481.
La Diane, c'est le premier faubourg de Saint-Pellerin. Les maisons de la Diane ne remontent, pour la plupart, qu'au début 1900. Tout le terrain n'était que terrain agricole avant la construction de la gare.
Le Champ de la Cure, une première étude de lotissement avait été faite en 1923.
Bon Marché, les premières habitations ont été construites à Bon Marché à partir de 1929 pour le logement des employés du chemin de fer.
Le Champ de la Croix, le champ de la Croix qui devait devenir le deuxième faubourg de la commune dépendait de la ferme du bourg. Le projet date de mai 1965. Le terrain fut en partie payé par la vente de l'ancien presbytère. Un avant projet de travaux comportait d'abord l'élargissement du chemin de la Montpointière et la création d'une station d'épuration. La première tranche a été réalisée dans les années 1970, en bordure de route. Par la suite des travaux de voirie ont permis la construction du reste du lotissement qui a été achevé en 1996.
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